Puis-je laisser mon enfant apprendre l’anglais seul sur Internet ?

 In Méthodes d'apprentissage, Pédagogie

En France, l’usage excessif des outils numériques a tendance à faire peur. Surtout lorsqu’il s’agit de nos jeunes enfants. Certaines pratiques sont couramment recommandées :

  • Ne pas exposer un bébé aux écrans avant l’âge de 18 mois
  • Éviter tablettes et téléphones portables avant 3 ou 4 ans
  • Limiter l’exposition à moins de 1 h par jour jusqu’à la préadolescence
  • Au-delà, limiter l’utilisation des écrans à moins de 2 h

Pourtant, pour de nombreux enfants, la télévision, la tablette ou l’ordinateur est aujourd’hui le premier réflexe lorsqu’il s’agit de se détendre ou de se divertir. Pour certains, c’est même l’unique refuge envisageable.

Alors, comment appréhender cette problématique avec vos enfants ?

 

Proposer un usage intelligent et mesuré des écrans

Aujourd’hui, nous-mêmes, en tant qu’adultes, sommes souvent hyperconnectés. Nous privilégions de plus en plus les vidéos aux livres, et même les réseaux sociaux aux relations « in real life ».

Dans ce contexte, comment reprocher à nos enfants d’être tentés de nous imiter ?

Actuellement, l’outil numérique est incontournable. Et sa maîtrise s’avère indispensable : un jour ou l’autre, l’enfant aura besoin de s’en servir, sous peine d’être discriminé socialement.

Qu’il s’agisse d’une tablette, d’un smartphone ou d’un ordinateur, ce n’est pas l’objet en lui-même qui est dangereux pour nos enfants. C’est l’usage qu’on les laisse en faire. Comme pour tout, cet usage doit être intelligent et mesuré.

En réalité, la pratique la plus préjudiciable est sûrement la passivité face à l’écran : le fait de subir et d’enchaîner des programmes qui souvent ne poussent pas à la réflexion ou à l’imagination.

Le second risque est que les mauvaises habitudes, non contrôlées par les parents, laissent place à une addiction et tous les problèmes que cela engendre : repli sur soi, difficultés à se sociabiliser, etc.

Mais ne vous inquiétez pas, avec un peu de vigilance, ces risques restent faibles. La nuance est dans la manière dont on présente l’objet aux enfants : présentez-leur l’outil numérique comme un outil pédagogique et pas uniquement comme un moyen facile de se divertir ! Encore moins comme une baby-sitter…

 

Accompagner plutôt qu’interdire

Tout enfant a besoin d’un cadre. Il attend de l’adulte référent qu’il lui donne des conseils, adaptés à son âge. Concernant l’utilisation d’Internet, donnez à vos enfants des limites raisonnables en leur expliquant les risques qu’ils courent s’ils les dépassent. Tant que vous êtes attentif à ce que la règle soit bien respectée, il n’y a généralement pas de soucis.

En pratique, vous pouvez par exemple limiter l’usage des outils numériques dans la durée : « Tu peux y être jusqu’à telle heure, alors surveille bien l’horloge. » Le plus : cela permet de responsabiliser l’enfant. Il sera même fier que vous lui fassiez confiance sur le moment de l’arrêt (bien sûr, cela n’empêche pas de surveiller qu’il respecte l’heure prévue !).

Il est également important de faire comprendre à votre enfant qu’Internet n’est pas l’unique lieu de divertissement ou d’apprentissage. Montrez-leur d’autres horizons ! Ils iront alors d’eux-mêmes diversifier leurs loisirs et leurs façons d’enrichir leurs connaissances.

Le danger de l’interdiction

En revanche, à partir de 3 ans, il est dommage de refuser catégoriquement à vos enfants l’accès à tout outil numérique. Pourquoi ? D’une part, vous les privez d’un moyen de communication et d’apprentissage très efficace qu’ils devront de toute façon utiliser plus tard. D’autre part, l’enfant a tendance à transgresser l’interdiction formelle. Il est donc recommandé d’accompagner plutôt que d’interdire. Et aussi, montrez-vous exemplaire : ne restez pas vous-même trop de temps sur les écrans devant votre enfant.

 

Apprendre l’anglais seul sur Internet : une pratique à cadrer

Guidez votre enfant et rassurez-le

Alors, puis-je laisser mon enfant apprendre l’anglais seul sur Internet (ou toute autre langue étrangère d’ailleurs) ?

La réponse est dans la nuance. Certes, vous pouvez laisser votre enfant apprendre sur Internet dès lors qu’il est en âge de le faire (à partir de 4 ans).

Mais pouvez-vous vraiment le laisser seul ? Cela dépend de son âge, et de la confiance qu’il a su vous inspirer. Dans un premier temps, votre enfant a besoin d’être accompagné et rassuré. Et cela, même si vous avez préalablement activé le contrôle parental. En effet, il convient d’avoir toujours un regard, même lointain, sur ce qu’il regarde et sur les applications qu’il utilise.

Si l’expérience nous rend progressivement autonomes lorsqu’on est adulte, l’enfant ne peut pas l’être immédiatement. Alors, soyez derrière et guidez-le. Cela vous permettra notamment de juger la qualité pédagogique du contenu qu’il visionne, mais aussi sa pertinence au regard du niveau et de l’âge de votre enfant.

Apprendre l’anglais seul sur Internet : le cadre Homelike

Chez Homelike Acquisition, nous faisons attention à limiter la durée de nos ateliers et exercices à distance, à raison de 2 h maximum par semaine :

  • Les séances d’atelier à distance ne dépassent pas 30 minutes par jour, à raison de deux fois par semaine
  • Le temps passé sur l’exploitation des ressources pédagogiques en ligne n’excède pas 1h au total

Par ailleurs, l’enfant n’est pas seul. Nos ateliers sont interactifs et animés 100% en anglais par un(e) intervenant(e) parfaitement anglophone, supervisé(e) par un(e) responsable pédagogique.

Pour compléter, l’animateur peut proposer d’autres moyens de s’exposer à la langue durant le reste du temps, souvent hors écran.

Par ailleurs, nous tenons à proposer un contenu toujours adapté au niveau des membres du mini-groupe, et chaque animateur est formé pour évaluer en direct si cela reste le cas tout au long de la séance.

Chez Homelike Acquisition, nous sommes convaincus que, pour être efficace, l’apprentissage de l’anglais chez l’enfant passe par la co-construction. Il est important que les parents s’impliquent dans l’apprentissage afin de montrer à l’enfant qu’il s’agit de quelque chose d’important. Cet apprentissage doit avoir autant de sens pour les parents que pour les enfants, afin de créer entre eux une complicité bénéfique.

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